Glendon - français

Volume 7 - Numéro 1 - Printemps 2011

Issue link: http://digital.yorku.ca/i/26053

Contents of this Issue

Navigation

Page 12 of 29

«UN VIDE AU CANADA» SUR LES GRANDES QUESTIONS DE L’HEURE ENTRETIEN AVEC LE NOUVEAU DIRECTEUR DU CENTRE SUR LES DÉFIS MONDIAUX DE GLENDON, ALEX HIMELFARB En mars 2010, l’École des affaires publiques et internationales de Glendon (ÉAPIG) a mis sur pied le Centre sur les défis mon - diaux (CDM), un forum de politiques publiques visant à stimuler le débat public et la collaboration entre les univer sitaires et les praticiens sur des questions essentielles que le Canada doit affron ter. Le soutien du CDM est l’une des prin cipa les priorités de la campagne de financement de Glendon Leadership pour les défis mondiaux, maintenant entrée dans sa deuxième phase. Le directeur de l’ÉAPIG et du CDM, Alex Himelfarb, ancien gref - fier du Conseil privé – le plus haut poste de fonctionnaire au gouvernement du Canada – nous a récemment parlé de la mis - sion du Centre. Q : Le lancement du Centre sur les défis mondiaux plus tôt cette année a marqué une étape très importante non seule - ment pour l’ÉAPIG, mais aussi pour Glendon et l’Université York. Quelle est votre vision générale du Centre? R : Je pense que beaucoup de gens conviennent qu’il existe aujourd’hui une sorte de vide dans la politique et les politiques au Canada, un manque de grands débats sur les questions essen tielles auxquelles nous devrons faire face pour façonner ensemble notre avenir. Nous n’assistons pas à de grands débats sur le genre de pays que nous voulons construire – qu’il s’agisse de débats concernant les soins de santé, l’environnement, les changements climatiques, la pauvreté ou la justice sociale. Ces sujets ont presque disparu des préoccupations politiques. Or, ces questions sont complexes et constituent des défis mondiaux qui doivent être envisagés d’un point de vue international, inter - discip linaire et intergénérationnel. Les débats sur les politiques sont plus enrichissants quand ils trans cendent les idéologies et reflètent la diversité culturelle, sociale et régionale du Canada. Ils sont aussi plus efficaces quand ils réunissent des universitaires et des praticiens, des experts et des défenseurs, la théorie et la pratique. Au Canada, ce genre de collaboration est plus limitée que dans de nomb reux autres pays, si bien que chaque communauté vit de manière iso - lée, parle sa propre langue et a des opinions diver gentes sur ce qu’elle considère comme important. Nous avons voulu réunir ces différents points de vue sur quelques questions pour définir plus clairement des choix moraux et commencer à appliquer les meil - leures connaissances existantes à ces questions. Alexander Himelfarb, directeur de l’ÉAPIG et du CDM Le Centre s’appuie sur la tradition d’arts libéraux bilingue et mul - ti disciplinaire de Glendon et étend le champ et la portée de ses acti vités grâce à de nouveaux partenariats nationaux et inter na - tionaux. Q : Quelles sont certaines des questions auxquelles vous vous intéresserez? R : Nous avons défini quatre grands thèmes, le premier : com - ment tirer parti de l’économie mondiale pour qu’elle profite au mieux-être des humains? Par exemple, notre conférence inau - La Revue de Glendon 2011 ] 11 [ Glendon Magazine 2011 UN VIDE AU CANADA auteur : Jelani Lowe

Articles in this issue

Archives of this issue

view archives of Glendon - français - Volume 7 - Numéro 1 - Printemps 2011