Glendon - français

Volume 7 - Numéro 1 - Printemps 2011

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UN VIDE AU CANADA GEORGE VARI (1923-2010), PHILANTHROPE auteur : Michel Héroux Le Collège universitaire Glendon rendra hommage au philanthrope George Vari décédé en décembre dernier en tenant une cérémonie commémorative en son hon - neur. Né en Hongrie en 1923, L’Honorable George Vari a immigré au Canada après la révo lution hongroise de 1956. Promoteur, il a connu nombre de réalisations partout dans le monde, dont la Tour Montparnasse à Paris et l'Hôtel Cosmos à Moscou. Avec sa femme Helen (Hon. LLD’03), il a été un grand philanthrope de l'Université York qui lui a décerné un doctorat honoris causa en 1992. Sa générosité l’a aussi amené à soutenir généreusement la francophonie et les affaires publiques à Glendon. L’Honorable George Vari Le président et vice-chancelier de l'Université York, Mamdouh Shoukri, a déclaré que « le souvenir de Monsieur Vari vivra à jamais dans notre établissement notamment avec le Vari Hall nommé en son honneur et situé en plein milieu du campus Keele ». De son côté, le principal de Glendon, M. Kenneth McRoberts, a affirmé que M. Vari demeurera « une admirable source d’inspiration pour les étudiants actuels de Glendon et pour les générations futures. » UN VIDE AU CANADA (suite) gurale intitulée « Après la crise » a réuni des économistes des États-Unis, du Royaume-Uni et naturellement du Canada pour exa miner le système financier mondial et les leçons tirées de la crise. Nous avons organisé cette conférence en partenariat avec l’Institut canadien de recherches avancées. Le deuxième thème concerne les répercussions de la démo - graphie sur l’architecture de nos soins de santé et de nos ser vi - ces sociaux. Le troisième domaine étudié est le pluralisme et particulière - ment le rôle de la religion dans la vie publique. Par exemple, com ment peut-on réconcilier la liberté religieuse et la cohésion sociale avec la citoyenneté partagée? Nous étudierons cette ques tion durant la prochaine conférence que nous organiserons cet hiver à Québec, en partenariat avec la Fondation Trudeau et l’Université du Québec. Le quatrième thème concerne les institutions publiques – com - ment peut-on s’assurer que les institutions publiques sont adé - quates et capables de faire face aux défis susmentionnés? Ce sont évidemment des thèmes très vastes et nous devrons étab lir des priorités pour chacun d’eux. Nous voulons que nos tra vaux soient cumulatifs et nous créerons donc des réseaux d’acteurs intéressés qui poursuivront les discussions et l’étude de ces questions. Q : D’après vous, quel rôle le CDM jouera-t-il dans la réso - lution de ces questions? R : Je pense que la grande contribution du CDM sera de stimuler le débat public et de réunir des connaissances sur ces questions morales. Nous établissons actuellement des partenariats avec certaines organisations pour tenter de faire avancer ces ques - tions et élargir la portée de nos activités. Nous souhaitons créer des réseaux qui transcendent les barrières qui nous divisent et freinent l’innovation dans nos réflexions sur les politiques. Tous les événements que nous avons organisés jusqu’à présent ont inclus des partenaires, notamment d’autres universités, l’Institut canadien de recherches avancées, la Fondation Trudeau et Canada 2020. Q : Vous avez mené une longue et éminente carrière dans la fonction publique, servant trois premiers ministres dans le cadre des divers postes que vous avez occupés en 28 ans de car rière. Qu’est-ce qui vous a incité à retourner dans le milieu universitaire, à Glendon? R : Certaines raisons sont personnelles. J’ai grandi dans le quar - tier de Glendon et j’ai toujours bien connu le campus. Mais ce retour dans le milieu universitaire est principalement dû à ma rencontre avec le principal de Glendon Kenneth McRoberts au moment où il tentait d’établir l’École des affaires publiques et internationales de Glendon. Nous avons découvert que nous par ta gions le même engagement et la même opinion concer - nant l’importance cruciale de former une génération compétente en matière de politiques publiques. Nous pensions que les tra - ditions progressistes et bilingues de Glendon, ses program mes d’arts libéraux et son approche interdisciplinaire conve naient parfaitement à ce projet. J’avais été un universitaire pen dant dix ans avant d’entrer dans la fonction publique, si bien que réunir la théorie et la pratique me semblait naturel. Q : Quel rôle les dons privés peuvent-ils jouer dans l’atteinte des objectifs du CDM? R : Tout ce que nous avons réalisé jusqu’à présent a été possible grâce à la générosité de donateurs qui comprennent l’impor - tance de consolider le discours démocratique et le rôle parti - culier de notre Centre à cet égard. La portée et la rapidité d’exé - cution de nos activités dépendront en grande partie de ces dons. La Revue de Glendon 2011 ] 12 [ Glendon Magazine 2011

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